L’attitude thérapeutique

Psychosomatique Relationnelle

L’attitude thérapeutique

En thérapie en psychosomatique relationnelle, l’attitude du thérapeute, dans son cadre, est celle définie par les écrit de Carl Rogers. Ainsi, lors de la session thérapeutique, le patient est la personne la plus importante au monde pour le thérapeute, qui lui montre de l’empathie. Il se met à côté pour « voir » la même chose. Je ramène à la page de définition de l’empathie pour le références et citations supplémentaires.

Pour Rogers, il y a six conditions pour qu’une relation soit thérapeutique:

  1. Qu’il y ait un contact psychologique
  2. Que le thérapeute soit en état de congruence
  3. Que le patient soit en état d’incongruence
  4. Que le thérapeute soit capable de compréhension empathique
  5. Que le thérapeute soit capable d’un accueil positif et inconditionnel du patient
  6. Que quelques choses de ces qualités soit perceptible par le patient

Le thérapeute s’implique dans la relation en tant que personne.

Précisons qu’à partir du moment où il propose son approche centrée sur la personne, Carl Rogers a remplacé le mot patient par « client » pour souligner le rôle actif de ce dernier : lui seul sait ce qui lui convient, c’est donc à lui de mener la démarche thérapeutique. Le thérapeute ne peut en aucun cas se substituer à lui, c’est pourquoi il n’impose rien, ne conseille et n’interprète pas, mais accompagne la personne dans son travail d’évolution et de changement.

Ensuite Rogers défini son approche centrée sur le client, centrée sur la personne par les mots suivants:

L’hypothèse centrale de cette approche peut se résumer ainsi « Chaque individu a en lui des capacités considérables de se comprendre, de changer l’idée qu’il a de lui-même, ses attitudes et sa manière de se conduire il peut puiser dans ces ressources pourvu que lui soit assuré un climat d’attitudes psychologiques « facilitatrices » que l’on peut déterminer. » Trois conditions constituent ce climat favorisant le développement, qu’il s’agisse a une relation entre le thérapeute et son client, le parent et l’enfant, le leader et le groupe,.le professeur et l’élève ou le directeur et son équipe. Les conditions s’appliquent, en fait, à toute situation dans laquelle l’objectif est le développement de la personne. J’ai décrit ces conditions dans le détail dans des ouvrages antérieurs (Rogers 1959, 1961).
Le premier élément porte sur l’authenticité ou congruence. Plus le thérapeute est lui-même, ou elle-même, dans la relation, n’affichant pas de façade professionnelle ou d’image personnelle, plus grande est la probabilité que le client changera et se développera d’une manière constructive. Cela veut dire que le est thérapeute est ouvertement les sentiments et les attitudes qui coulent en lui, sur le moment. Il y a un état d’unification, ou congruence, entre l’expérience émotionnelle en cours au niveau des tripes, la conscience de cette expérience et ce qui est exprimé au client.
La seconde attitude importante pour créer un climat favorisant le changement est l’acceptation ou l’attention, ou la considération le regard positif in conditionnel. Cela veut dire que
lorsque le thérapeute fait l’expérience d’une attitude positive, exempte de jugement, acceptante envers ce que le client est sur le moment, quoi que ce soit, alors un mouvement thérapeutique, ou changement, est plus probable. Cela demande la volonté du thérapeute de laisser le client être le sentiment qu’il est en train  de vivre, quel qu’il soit: confusion, ressentiment, peur, colère, courage, amour ou orgueil. C’est une attention non possessive. Lorsque le thérapeute accepte le client d’une manière totale plutôt que conditionnelle, un mouvement en avant est probable.
Le troisième aspect facilitateur de la relation est la compréhension empathique. Cela veut dire que le thérapeute sent exactement les sentiments et significations personnelles que le client est en train d’expérimenter et qu’il communique ce tte compréhension acceptante au client. Quand le fonctionnement est à son meilleur niveau, le thérapeute se trouve tellement immergé dans le monde privé de l’autre, qu’il ou qu’elle peut non seulement clarifier les significations dont le client est conscient mais même ceux se trouvant juste au dessous du niveau de conscience. Ce type d’écoute, très spéciale, active, est l’une des forces les plus puissantes que je connaisse pour favoriser le changement.

Les commentaires sont fermés.