Apprentissage de la pratique corporelle

Psychosomatique Relationnelle

Apprentissage de la pratique corporelle

La pratique présentée ci-dessous diffère un peu de celles abordées auparavant. Néanmoins, l’objectif reste toujours de travailler autour des dimensions de la psychosomatique relationnelle. La pratique corporelle, quelque soit sa forme vise à la subjectivation du patient.
Notons que le thérapeute et le patient, dans leur relation, doivent se sentir à l’aise avec la pratique qu’il propose à son patient. Je renvoie le lecteur avisé vers les articles sur le cadre thérapeutique et l’attitude thérapeutique.

On démarre la séance cette fois-ci assit confortablement autour d’une table. Sous l’impulsion bienveillante du thérapeute chaque personne du groupe est amenée à se concentrer tranquillement sur ses sens, son corps et son point de vue.

Après quelques minutes de cette introduction le premier atelier commence.

Le premier travail consiste à placer un groupe de quatre personnes autour d’une table (deux de chaque côté) sur laquelle est posée une grande feuille de dessin blanche et de leur fournir pinceaux et une palette de couleurs (peinture acrylique). Le dessin se fait à quatre en même temps sur un support partagé. Une fois que le groupe annonce qu’il a terminé, un dialogue peut s’engager sur le dessin produit, avec l’abord de point comme « Existe t-il une orientation au dessin produit? ».

Rappelons qu’en aucun cas on ne s’intéresse à la technique (peinture etc…), ce qui, en plus de la présence du thérapeute et de son cadre, diffère complètement d’un cours classique d’art quel qu’il soit. Le ou les objectifs et les raisons qui ont amenés le thérapeute et le patient à envisager ce type d’atelier sont très différentes de celles de l’apprentissage d’une technique quelconque.

La seconde partie de l’atelier consiste à aller piocher dans une foule d’objets présentés par le thérapeute et de créer ce que l’on veut. Cet ensemble d’objets consiste en du fil de fer, des morceaux d’étoffes de tous genres, morceaux de bois et de divers matériaux, colle etc etc…

Ma première impression a été l’image de mes séjour en centre aéré lorsque j’étais pré-adolescent il y a longtemps. D’ailleurs, le nom du centre (le parc du Hutreau) s’est immédiatement imposé à moi – je me suis même rendu-compte, à l’écriture de cet article qu’il existait toujours. Honnêtement j’avais complètement oublié cet endroit et le souvenir m’est revenu un peu comme cela arrive parfois avec l’odorat, lorsqu’un flash de mémoire survient à la stimulation d’une odeur particulière.

L’objectif de ces ateliers est pluriel. Ainsi on vise à générer du plaisir par l’émotion et la sensation corporelle en déconnectant le patient pour lui permettre un retour sur lui-même. Enfin, on travaille ici sur l’estime de soi du patient au travers de ces équivalents de rêves.

Ainsi, il y a une restitution, avec le thérapeute, le groupe  s’il s’agit d’un groupe de patients et chacun parle de ce qui est produit et se projette dans la création.

Il n’y a pas d’interprétation, ni même de tentative d’interprétation par le thérapeute.

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