Bibliographie

Corps et âme
Corps et âme : Pratique de la théorie relationnelle (2003), M. Sami-Ali Corps et âme Sami-Ali explore depuis plus de 30 ans les liens complexes entre le psychique et le somatique. Toute son œuvre constitue une passionnante tentative pour démontrer l’indissociabilité de ces deux termes, condition d’une nouvelle compréhension de la maladie et du processus de guérison. Ce nouvel ouvrage propose le commentaire détaillé et pas à pas de deux cas cliniques restitués dans leur intégralité. Ils permettent de comprendre concrètement la nature d’une nouvelle stratégie thérapeutique qui vise à restaurer chez le malade l’activité onirique et la vie affective.
De la pédiatrie à la psychanalyse
De la pédiatrie à la psychanalyse (1989), DW Winnicott De la pédiatrie à la psychanalyseDonald W. Winnicott (1896-1971), médecin, pédiatre et psychanalyste, occupe, du fait de l’originalité de sa pensée et de ses apports cliniques et conceptuels, une place unique dans la psychanalyse. Il fut le président, à deux reprises, de la Société britannique de Psychanalyse. Premier recueil d’articles de D. W. Wiiinicott publié en français en 1969, De la pédiatrie à la psychanalyse préfacé par le Dr Henri Sauguet, demeure l’ouvrage de base pour qui s’intéresse à son oeuvre ainsi qu’aux possibilités thérapeutiques offertes aux psychanalystes, aux pédiatres, aux travailleurs sociaux, à tous ceux, professionnels ou non, curieux de cet éclairage nouveau du psychisme. Ces trente textes de 1935 à 1963, constituent un ensemble privilégié pour suivre Winnicott dans sa longue expérience de la psychanalyse et de la psychothérapie d’enfants et d’adultes : vaste domaine d’exploration de la relation précoce mère enfant mais aussi des cas limite, antisociaux, psychotiques, pour lesquels la cure aménagée à cet effet par Winnicott rend possible la reconstruction de la période d’extrême dépendance infantile. Son indépendance d’esprit, la variété technique et conceptuelle de ses travaux, élargissant la voie frayée par Freud et approfondie par Mélanie Klein, apparaissent tout au long de ce livre essentiel. La traduction de cette nouvelle édition de 1989 a été entièrement refondue par Jeannine Kalmanovitch qui l’a enrichie de quatre articles inédits , elle a mis à jour la bibliographie de D. W. Winnicott et a ajouté des annexes.
Eloge du conflit
Eloge du conflit (2007), M. Benasayag Eloge du conflitDans les sociétés occidentales hyperformatées, l’idée même du conflit n’a plus de place. Les conceptions de la vie commune tendent vers l’intolérance à toute opposition. Le minoritaire doit se soumettre à la majorité et, de plus en plus, contestataires et dissidents semblent relever de l’ » anormal « . Dans cet essai iconoclaste et bienvenu, Miguel Benasayag et Angélique del Rey explorent les racines et les effets délétères de cette idéologie. En refoulant les conflits, nos contemporains se laissent envahir par l’idéal de la transparence : toute opacité dans leurs relations devrait être éradiquée, car elle impliquerait l’altérité et, donc, l’ennemi potentiel. Une illusion dangereuse, à laquelle peuvent aussi succomber certains contestataires qui critiquent le système avec ses propres catégories : au lieu de s’affirmer comme des  » autres « , sujets d’une multiplicité subversive, ils s’en tiennent à revendiquer des droits, confortant l’idée que les  » valeurs  » de l’idéologie dominante sont nécessairement désirables par tous. Analysant les différentes dimensions du conflit – entre nations, dans la société ou au sein même de l’individu -, les auteurs mettent à jour les ressorts profonds de la dérive conservatrice des sociétés postmodernes. Ils démontent aussi bien les illusions de la  » tolérance zéro  » que celles de la  » paix universelle  » : nier les conflits nés de la multiplicité, ceux dont la reconnaissance fait société, c’est mettre en danger la vie. Le refoulement du conflit ne peut conduire qu’à la violence généralisée, et l’enjeu auquel nous sommes tous confrontés est bien celui de l’assomption du conflit,  » père de toutes choses  » selon Héraclite.
Honte, culpabilité et traumatisme
Honte, culpabilité et traumatisme (2008), Albert Ciccone et Alain Ferrant. Honte culpabilité et traumatismeLa notion de culpabilité est centrale dès le début de la psychanalyse. La honte, plus tardivement explorée et prise en compte, intéresse désormais les psychanalystes de façon fondamentale. Après en avoir dressé une approche descriptive, les auteurs s'attachent à modéliser la notion de " travail " de la honte et de la culpabilité, en rapport avec les contextes traumatiques. Les auteurs éclairent la perspective intersubjective de ces affects : la honte comme la culpabilité témoignent de souffrances de et dans l'intersubjectivité ; leurs sources se trouvent dans le lien à l'objet. Ils décrivent les effets et les destins de ces affects, ainsi que les enjeux du travail qu'ils supportent, quant au lien à autrui. Certaines caractéristiques du lien sont précisément éclairées : incestualité, haine, analité, grandiosité, tyrannie. Ces notions et ces processus sont explorés à partir de contextes cliniques particuliers : atteinte somatique, handicap, inceste. Les auteurs interrogent également le rôle de ces processus dans la création artistique. Ils analysent enfin la place de la culpabilité et de la honte dans l'intimité du travail de soin psychique ainsi que dans le quotidien des équipes soignantes.
Le Livre du ça
Le Livre du ça (1923), G. Groddeck Le Livre du ÇaDans Le Livre du ça, paru en 1923, Georg Groddeck adresse une série de lettres à une interlocutrice imaginaire. Il entend vulgariser les idées de Freud grâce à cette correspondance. On découvre au fil des pages le rapport complexe et contradictoire que l’auteur a noué avec la psychanalyse ; en effet, il la met en question dans la manière même dont il l’expose. « Psychanalyste sauvage » selon sa propre expression, Groddeck déploie à sa façon l’explication freudienne du symptôme comme symbolisation d’un désir inconscient. Toute maladie est création, expression d’un dynamisme inconscient. Le « ça » est cette force de vie, principe quasi métaphysique qui se manifeste à travers les productions individuelles, saines ou pathologiques, indissociablement psychiques « et » somatiques. Freud ne retiendra du « ça » de Groddeck que son nom. Ce dont parle toutefois cette philosophie du « ça » aux accents parfois mystiques, c’est du « corps » comme réalité symbolique, ce qui a valu à Groddeck d’être reconnu par Freud comme un « superbe analyste qui a saisi l’essence de la chose sans plus pouvoir la perdre ». –Emilio Balturi. «En 1917, Freud écrivit à Groddeck :  »Vous me priez instamment de vous confirmer de façon officielle que vous n’êtes pas un psychanalyste, que vous n’appartenez pas au groupe de mes disciples, mais que vous pouvez prétendre avoir une position originale, indépendante [...]. Je suis obligé d’affirmer que vous êtes un superbe analyste qui a saisi l’essence de la chose sans plus pouvoir la perdre.». Cet ouvrage, publié en 1923, est constitué d’une série de lettres fictives adressées à une amie, lettres pleines d’esprit, de poésie et de malice où l’auteur développe sa propre thématique du ça, fort différente de celle de Freud.
Le Moi et le ça
Le Moi et le ça (1923), S. Freud Publié en 1923, Le Moi et le Ça est un texte capital qui reçut un accueil enthousiaste de la part de la communauté psychanalytique. S’appuyant sur Le Livre du Ça que Georg Groddeck venait de faire paraître, Freud y prolonge les idées développées dans Au-delà du principe de plaisir (PBP n° 761 ), puis dans Psychologie des foules et analyse du moi (disponible dans Essais de psychanalyse, PBP n° 15). Ayant distingué et défini les trois instances qui vont révolutionner la théorie psychanalytique : le moi, le ça et le surmoi, il expose la forme « complète » du complexe d’œdipe, revient sur la bisexualité de chaque individu, teste la validité de l?hypothèse de la pulsion de mort qu?il avait abordée en 1920, s’intéresse au sentiment de culpabilité et aux formes de dépendance du moi.
Le Moi Peau
Le Moi Peau (1995 2ème édition), D. Anzieu Synthèse disponible ici. La peau est l’enveloppe du corps, tout comme le moi tend à envelopper l’appareil psychique. Les structures et les fonctions de la peau peuvent donc fournir aux psychanalystes et aux psychologues des analogies fécondes pour les guider dans leur réflexion et leur technique.
Le-Penser
Le Penser (1994), Didier Anzieu livre_penser_anzieuDans Le Moi Peau (1985), puis dans les ouvrages collectifs qui ont élargi le thème (Les Enveloppes psychiques, 1987, Les Contenants de pensée, 1993), Didier Anzieu a montré comment les fonctions du moi se développent par étayage sur les fonctions de la peau. Le présent livre achève l′étude de la constitution du psychisme en considérant le passage du moi-peau au moi-pensant. La première partie condense en 45 propositions accompagnées de commentaires les acquis psychanalytiques sur  l'activité du penser : concevoir, juger, raisonner, ordonner. La seconde présente huit logiques du penser dérivées du moi-peau et les illustre par des extraits de cures psychanalytiques : consistance, contenance, constance, signifiance, correspondance, individuation, énergisation, sexualisation. La compréhension des processus de connaissance chez l'analysant et chez le psychanalyste acquiert ainsi une précision et une efficacité accrue.
Penser le somatique
Penser le somatique (2006), M. Sami-Ali De la somatisation: un modèle multidimensionnel. De l’hystérie: une théorie psychosomatique. De la psychose. De l’impasse. Autres données. Bibliographie. Index.