Les Concepts

Les Concepts, le vocabulaire, les définitions et outils autour de la Psychosomatique Relationnelle et de la psychologie.

Alexithymie
Inventé par le professeur Sifneos, l’alexithymie désigne une absence d’expression, d’émotion, une carence émotionnelle et qui se caractérise (en résumé) par une difficulté à parler de ses états affectifs, une limitation de l’imaginaire et une prédominance du discours factuel. Voir The Alexithymia Network et la définition de l’alexithymie sur le site Encyclopédie de l’Agora.
Anamnèse
L'anamnèse retrace les antécédents médicaux et l'historique du patient, avec les résultats des différentes explorations déjà faites et les traitements entrepris. Issu des mots grecs ána (remontée) et mnémè (souvenir), l'anamnèse signifie rappel du souvenir. Pour Platon, elle est la restauration de l'idée contemplée, avant l'incarnation, par l'âme humaine dans le ciel des idées et dont le souvenir serait resté inconscient sans l'opération de la « réminiscence ». Aristote refuse cette conception de la theôria et fait de l'anamnèse la faculté, propre à l'homme, de rappeler volontairement un souvenir d'origine empirique et de le localiser dans le temps. La mnémè passe ainsi de la potentialité à l'état d'entéléchie. Plus sur le site de l'Encyclopedia Universalis. L'anamnèse en Psychosomatique Relationnelle est décrite ici.
Congruence
Capacité d'authenticité et d'intégrité (au sens pleinement soi-même dans ses dimensions). La congruence peut être définie comme "l'état d'être" du thérapeute quand ses interventions au cours de l'entretien sont en accord avec les émotions et les réflexions suscitées en lui par le client. Elle suppose de la part du thérapeute une disponibilité à ses émotions intérieures et une acceptation de ces dernières. En effet, Rogers développe l'hypothèse que "le changement de la personne se trouve facilité lorsque le thérapeute est ce qu'il est" , lorsque ses rapports avec son client sont authentiques, sans masque ni façade, exprimant ouvertement les sentiments et attitudes qui l'envahissent de l'intérieur à ce moment-là. La congruence du thérapeute va en quelque sorte autoriser celle du patient. Cela favorise souvent en retour la possibilité pour le patient d'entrer en contact avec ses propres sentiments.
Conversion Hystérique
(emprunté à Wikipédia - http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_conversion ) Un trouble de conversion1 (ou trouble dissociatif de conversion2) est une condition durant laquelle un patient présente des symptômes neurologiques tels qu'une paresthésie, une cécité, une paralysie ou autres déficits similaires. Il est supposé que ces symptômes surviennent en tant que réponse dans la vie du patient, et la conversion est considérée comme trouble psychiatrique dans la Classification Internationale des Maladies (CIM-10)2 et dans la quatrième édition révisée du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR)1. Anciennement connu sous le terme d' "hystérie", le trouble est connu depuis des millénaires, jusqu'à une forte apparition durant la fin du XIXe siècle, lorsque les neurologues Jean-Martin Charcot et Sigmund Freud et le psychiatre Pierre Janet se basent sur le sujet. Le terme "conversion" obtient son origine de la doctrine de Freud disant que l'anxiété est "convertie" en symptômes physiques3.
DSM
Le Référentiel DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) Un référentiel diagnostique et statistique des troubles mentaux élaboré par l'American Psychiatry Association. Sa perspective multiaxiale permet une évaluation systématique et globale tenant compte des divers troubles mentaux, des affections médicales générales, des problèmes psychosociaux et environnementaux.
Empathie
 C'est la capacité à prendre le point de vue de l'autre en sachant que c'est celui de l'autre. On ne se met pas à sa place, sinon on la lui prend.
« L’empathie ou la compréhension empathique consiste en la perception correcte du cadre de référence d’autrui avec les harmonique s subjectives et les va leurs personnelles qui s’y rattachent. Percevoir de manière empathique, c’est percevoir le monde subjectif d’autrui «comme si » on était cette personne – sans toutefois jamais perdre de vue qu’il s’agit d’une situation analogue, «comme si ». La capacité empathique implique donc que, par exemple, on éprouve la peine ou le plaisir d’autrui comme il l’éprouve, et qu’on en perçoive la cause comme il la perçoit (c’est-à-dire qu’on explique ses sentiments ou ses perceptions comme il se les explique), sans jamais oublier qu’il s’agit des expériences et des perceptions de l’autre. Si cette dernière condition est absente, ou cesse de jouer, il ne s’agit plus d’empathie mais d’identification. »
Carl ROGERS.- PSYCHOTHERAPIE ET RELATIONS HUMAINES. (1962) Vol. 1, p. 197
"Être empathique signifie ériger un pont vers une terra incognita. L’empathie établit un pont qui permet de traverser le fossé des différences, le fossé entre les personnes – sans enlever le fossé, sans ignorer les différences –; elle ne prétend pas qu’il y ait identité des deux, non plus qu’elle n’abandonne à la vue de la diversité; elle ne mélange pas ce qui est différent ni ne capitule à la vue des profondeurs de l’autreté – elle crée un pont." Peter F. SCHMID - De la connaissance la reconnaissance (2004)

"La relation d’aide suppose que l’autre soit connu en tant qu’autre, en tant que différent de soi, digne d’intérêt et d’attention parce qu’il est autre.
L’empathie est différente de la sympathie, celle-ci étant la possibilité de sentir ensemble, de fusionner dans la même expérience affective. Par contre, l’empathie du moniteur est une attention consacrée à autrui et  mobilisée vers un être qui essaie de s’exprimer et de comprendre le vécu de l’aide comme ce dernier le perçoit lui-même.
Le moniteur n’est pas dans une neutralité bienveillante ; il est mobilisé et polarisé par le participant et le groupe qui est là devant lui. Il se centre sur le vécu de l’aidé, sur ce qu’il éprouve et sent, sur ce qu’il pense. »
Gaston GAUTHIER.- LE COUNSELING DE GROUPE (1982) p. 94
Le Contre-Transfert
Freud situe le « contre-transfert» comme « l’influence du malade sur le sentir inconscient du médecin». Terme distinctif de la relation analytique, le mot transfert contient en même temps un renouvellement de la conception de l’amour en sa dimension inconsciente, comme lien et acte. Voir la définition: Le Transfert. Source: « Le vocabulaire de Freud » de Paul-Laurent Assoun
Le Refoulement
Pour la Métapsychologie, le Refoulement (Verdrangung) se définie de la manière suivante:Refoulement Le terme, employé déjà avant Freud (Herbart, Griesinger) est rédéfini par la métapsychologie comme l'action psychique par laquelle le représentant pulsionnel, sous l'effet d'une censure liée à un interdit, est maintenu à distance de la conscience - à ce titre opérateur majeur du conflit psycho sexuel. Freud met cette notion en exergue en soulignant que « la théorie du refoulement est la pierre d'angle sur laquelle repose tout l'édifice psychanalytique et même la pièce la plus essentielle de celui-ci. Action psychique, le refoulement est aux yeux de Freud un événement originaire. Ainsi parle-t-il de « refoulement organique» et en souligne-t-il le caractère olfactif tout commence avec un certain objet dont le sujet détourne son odorat, depuis que, par sa position debout, l'homme est sorti de l'animalité. Le refoulement est au sens strict l'un des destins pulsionnels [cf. pulsion (*)]. Mais on peut le tenir pour le destin principal et fondamental de la pulsion. Il postule une forme qui constitue l'événement même du refouler, sous le terme refoulement originaire (Urverdriingung), acte par lequel s'opère la fixation du «représentant-représentation» de la pulsion. Ce n'est qu'ensuite que le refoulement proprement dit s'exerce, dans l'après-coup, sur «les rejetons psychiques de la représentation refoulée », ce qui donne lieu au retour des « rejetons» du refoulé. La temporalité du refoulement est donc proprement rétroactive. Freud en a établi l'effet à travers les réminiscences, cause de la symptomatologie hystérique. Au-delà de son usage galvaudé, le terme psychanalytique de refoulement constitue une révolution considérable il signifie qu'au cœur même du sujet, œuvre une conflictualité liée à un objet interdit et à l'objet de l'interdit -littéralement « inoubliable ». Source: "Le vocabulaire de Freud" de Paul-Laurent Assoun
Le Transfert
Pour la Métapsychologie, le Transfert (Übertragung) se définie de la manière suivante: Il désigne le processus de déplacement, au cours de l'analyse, d'affects, venus de la « préhistoire» affective du sujet, sur la personne de l'analyste. Les transferts sont définis à l'origine comme « reproductions des motions et fantasmes qui, lors de l'avance de l'analyse, sont éveillés et doivent être rendus conscients ». Cette répétition s'opère par « le remplacement caractéristique d'une personne antérieure par la personne du médecin ». Le transfert s'avère à la fois l'élément de résistance le plus puissant et l'agent thérapeutique le plus puissant d'une psychanalyse. Le transfert constitue un événement par essence inattendu (untowart event) - c'est dans la relation à l'hystérique que Freud l'a expérimenté à l'origine et le cas Dora l'a amené à le reconnaître. Il constitue une répétition en acte - il est question de « comportement de transfert» - animé par le retour de figures anciennes - imagos. On y réexpérimente donc l'ambivalence de l'attitude originaire, « mélange de relations de sentiment de nature tendre et de nature hostile» - ce qui se traduit par la double forme, positive et « négative », qui exprime «l'amour de transfert» et son envers d'hostilité. Si les transferts sont des «clichés », il faut noter qu'il s'agit de « nouvelles éditions» ou « néo-élaborations », en sorte que le transfert est, sous la pression de la répétition, création et réouverture de l'histoire du sujet. Le transfert, héritier de la suggestion, exprime la dépendance infantile ; mais par ailleurs, il permet la « perlaboration » des résistances et est à ce titre un élément majeur du « succès ». Si le transfert s'impose dans toute relation humaine, si par ailleurs « une analyse sans transfert est une impossibilité », il est, dans l'analyse, l'opérateur propre à faire émerger la vérité même du sujet. Voir la définition: Le Contre-Transfert. Source: "Le vocabulaire de Freud" de Paul-Laurent Assoun
Métapsychologie
La métapsychologie est l'ensemble des concepts théoriques formulés par la psychanalyse Freudienne.
Patte Noire
Test à destination des enfants de plus de 5 ans, mettant en scènes plusieurs petits cochons/moutons, dont un est nommé Patte-Noire car il a une tache noire sur une patte. Ce test projectif fut mis au point par L. Corman. Le test consiste pour l'enfant à raconter une histoire, on observera notamment s'il s'identifie ou non à Patte-Noire. L'interprétation psychanalytique des observations relevées pendant le test permet d'explorer les conflits de l'enfant et la manière dont il y fait face. Ce test se présente sous la forme de 19 planches de dessins évoquant des scènes dont le héro est un petit cochon puis un petit mouton (introduit par la suite pour écarter un rejet religieux). Le psychologue présente d’abord 5 images de cochon/mouton : Patte Noire, le Père cochon/mouton, la Mère cochon/mouton, et deux autres petits cochons/moutons. L’enfant est ensuite invité à identifier chacun d’eux en précisant le sexe, l’âge et la parenté. La passation se déroule en trois étapes : - 1. L’enfant élabore librement un récit à partir des images, - 2. l’enfant classe les planches suivant qu’il les aime ou non. - 3. L’analyse des planches se complète par le « rêve de Patte Noire ». L’enfant est invité à dessiner le rêve qu’il prête au « héros cochon/mouton ». Le manuel d'analyse est disponible ici. Le test est disponible ici. Les planches sont visibles ici. Le dépouillement est disponible ici.
Pictogramme
Une liaison affectivo-sensorielle organisée dans le registre du besoin et qui fait trace.
TCC
Troubles des conduites et des comportements. Voici une proposition de définition. Les enfants dit TCC peuvent présenter  :
  • des troubles relationnels
  • des comportements agressifs composés de violences, de colères, d’oppositions (active et passive), de troubles du caractère, d’intolérances à la frustration...
  • des mensonges (utilitaire ou compensatoire, appelés aussi névrotiques)
  • des vols
  • l’inhibition, le mutisme, ou l’instabilité motrice et/ou affective
  • des troubles sphinctériens (énurésie nocturne et diurne, encoprésie)
  • des troubles alimentaires (maniérisme et dégoûts électifs, anorexie, boulimie)
  • des troubles du sommeil et de l’endormissement
  • des angoisses, l’anxiété, la déprime
A ces troubles du comportements peuvent venir s’ajouter, tour à tour et dans une interdépendance (un processus de cause à effet) :
  • des difficultés cognitives importantes
  • des phobies scolaires
  • des troubles du langage (dyslexie, dysorthographie, retard de langage...)
  • des troubles psychomoteurs, des troubles de l’organisation spatio-temporel...
  • des troubles de l’attention, des troubles de mémorisation
  • une diagnostique d’hyperactivité
Les enfants TCC ne présentent pas de réelles déficiences intellectuelles. Ils ont plutôt une intelligence normale ou quasi-normale…
TOC
Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) font partie des troubles anxieux. Ils se caractérisent à la fois par des obsessions, qui sont des pensées envahissantes qui génèrent peurs et angoisses, et des compulsions, comme une envie irrépressible de réaliser des gestes répétitifs ou des actes mentaux comme compter ou réciter intérieurement une phrase. Les obsessions concernent souvent des thèmes comme :
  • La peur de la contamination (55%)
  • Les pensées agressives (50%)
  • Le besoin de symétrie et d'exactitude (36%)
  • Les peurs somatiques (34%)
  • Les représentations sexuelles (32%)
Les compulsions les plus fréquentes sont :
  • La vérification (80%)
  • Les rituels de lavage (46%)
  • Les rituels de comptage (46%)1.
Transmodalité sensorielle
Capacité de réagir de façon appropriée ou ajustée aux stimuli.
Trouble Somatique Lésionnel
Le processus de somatisation aboutit à l’apparition du trouble somatique qui, lorsqu’il est  lésionnel,  n’a pas de sens symbolique, ne s’inscrit pas dans la biographie du sujet et apparaît comme  un symptôme « bête ».