Les Références

Alexander
Franz Gabriel Alexander (1891-1964) Psychanalyste, diplômé de l’Université de Chicago, d’origine hongroise, Alexander est parfois décrit comme le père de la médecine psychosomatique. Dans son livre « Psychoanalytic Therapy: Principles and Application » il décrit son concept d’expérience émotionnelle corrective. Sources: Variées
Anzieu
Didier Anzieu (1923-1994) Psychanalyste français. Il commence une première cure psychanalytique avec Jacques Lacan, ignorant qu’il avait été l’analyste de sa mère (le cas « Aimée »), puis, suite à violent désaccord à ce sujet, il quitte et poursuit avec Georges Favez. Il a été l’un des fondateurs du Syndicat des psychologues psychanalystes créé en 1953. Il a laissé une œuvre importante en psychanalyse, développant le concept de Moi-Peau, et ayant beaucoup travaillé sur les groupes, s’appuyant notamment sur les travaux de Wilfred Ruprecht Bion, et introduisant la notion d’enveloppe sonore. À partir de l’influence d’autres psychanalystes comme Mélanie Klein et Heinz Kohut, il a tenté avec beaucoup de finesse, d’analyser non pas les œuvres d’art mais « le processus créatif », la création. Sa réflexion sur l’œuvre de Samuel Beckett montre à la fois la particularité de l’auteur dans les liens avec la création mais aussi une tentative de modélisation d’une topologie propre aux créateurs. Il s’est aussi intéressé au psychodrame, à la dynamique des groupes, à la pédagogie. A l’Université, lors de la création d’une antenne de la Sorbonne à Nanterre en 1964, il est le fondateur du Département de Psychologie de cette nouvelle Faculté de Lettres, préfiguration de la future Université de Paris 10 Nanterre (1971). Sources: Wikipedia
Benasayag
Miguel Benasayag (1953 – ) Professeur titulaire de la faculté de médecine de Buenos Aires, chaire d’épistémologie. Il soutient en 1987 une thèse en sciences humaines cliniques à l’Université Paris VII : Du Sujet dans les prisons politiques, étude psychanalytique du rapport sujet-discours dans une situation limite, sous la direction du philosophe et sociologue Pierre Ansart. Il obtient en 2001 une HDR (habilitation pour diriger les recherches) à Montpellier en Anthropologie et sociologie. Le sujet était l’irruption de l’incertitude en sciences dures et sciences humaines. Professeur invité à l’université de Lille 3. Dirige les « laboratorios sociales » en Argentine. Il participe à l’Université populaire de la Cité des 4000, à la Courneuve. Il coordonne l’université populaire de Ris Orangis. Il coordonne le programme de « dé-psychiatrisation » au Brésil à Fortaleza. Miguel Benasayag dirige depuis 2008 le laboratoire de biologie théorique Campo Biologico à Buenos Aires. Il intervient comme chroniqueur toutes les semaines sur Radio Nacional Argentine. Il est l’auteur en 1999 du Manifeste du réseau de résistance alternatif2. En 2010, il écrit pour La Mèche. Il est membre du Comité de soutien de l’Association Primo Levi (soins et soutien aux personnes victimes de la torture et de la violence politique). Sources: Wikipedia Voir « Eloge du conflit » – Vidéo de la rencontre avec Miguel Benasayag sur TVBruits.Org
Freud
Sigmund Freud (1856-1939) Médecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Josef Breuer, l’influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l’hypnose de l’École de la Salpêtrière vont le conduire à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d’inconscient, de rêve et de névrose puis à proposer une technique de thérapie, la cure psychanalytique. Freud regroupe une génération de psychothérapeutes qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d’abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s’installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. En 1938, Freud, menacé par le régime nazi, quitte alors Vienne pour s’exiler à Londres, où il meurt d’un cancer en 1939. La « psycho-analyse », dont le terme apparaît en 1896, repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. La technique de la cure, dès 1898 sous la forme de la méthode cathartique, avec Josef Breuer, puis le développement de la cure type, est le principal apport de la psychanalyse. L’hypothèse de l’inconscient approfondit la représentation du psychisme. Des concepts, comme ceux de refoulement, de censure, de narcissisme, de Moi et d’idéal du Moi, ou davantage métapsychologiques comme les pulsions, la première topique et la seconde topique, le complexe d’Œdipe ou l’angoisse de castration, entre autres, vont, peu à peu, développer et complexifier la théorie psychanalytique, à la fois « science de l’inconscient », selon Paul-Laurent Assoun et savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques. Sources:Wikipedia
Greenberg
Jerrold Greenberg (1950-) Le Dr. Jerrold S. Greenberg est un Professeur du « Department of Public and Community Health » à l’université du Maryland. Tout d’abord gradué au « City College of New York », il a ensuite continué ses études et obtenu son doctorat au « Syracuse University ». Greenberg a enseigné dans les établissements suivants: Syracuse University, Boston University, et la State University of New York à Buffalo. Il enseigne actuellement à University of Maryland depuis 1979. Greenberg a écrit plus de 50 ouvrages sur des sujets aussi divers que les soins aux personnes âgées, la santé, le management du stress, le fitness, la sexualité et les méthodes d’éducation de la santé. Il a également publié plus de 80 articles dans de journaux professionnels et magasines. Ses travaux ont été reconnus avec de nombreux prix et honneurs . Le Dr. Greenberg a également conduit de nombreuses séances de travaux aux États-Unis sur le management du stress pour des entreprises et organisations professionnelles. Sources: Variées
Groddeck
Georg Groddeck (1866-1934) Georg Groddeck, d’abord assistant du Docteur Schweninger, le médecin de Bismarck, fonda en 1900 sa célèbre clinique de Baden-Baden qu’il appelait plaisamment son « sanatorium », où il luttait contre le cancer et la phtisie et non contre les névroses. Il avait déjà élaboré sa propre vision théorique lorsqu’il entre en contact avec Freud qui, impressionné par les idées de ce médecin original, s’empressera de vouloir le considérer comme un des siens. En fait, le premier contact entre Freud et ce médecin de Baden-Baden datait de 1912 alors que Groddeck avait publié un texte critiquant vivement la psychanalyse. Ce fut quelques années plus tard que Groddeck reprit contact avec Freud pour s’excuser et avouer qu’à l’époque il comprenait mal la psychanalyse. C’est suite à cette lettre que s’est développée une correspondance entre les deux hommes. C’est à Groddeck que Freud a emprunté le concept du Ça, en modifiant toutefois considérablement le sens qu’il donnait à ce terme. Pour Groddeck, Das Es représente la force inconnue qui gouverne les gens et qui est à la source de toutes les maladies physiques. Freud en fera l’instance psychique réservoir des pulsions. « Vous me priez instamment de vous confirmer de façon officielle que vous n’êtes pas un psychanalyste, que vous n’appartenez pas au groupe de mes disciples, mais que vous pouvez prétendre avoir une position originale, indépendante [.....] Je suis obligé d’affirmer que vous êtes un superbe analyste, qui a saisi l’essence de la chose sans pouvoir la perdre.«   Sigmund Freud – 1917 Dans le livre du ça publié en 1923 « Groddeck déploie ses idées au cours d’une série de lettres familières adressées à une de ses patientes, lettres pleines d’esprit, de poésie et de malice. [.....] Il a été le premier à donner toute leur valeur aux hypothèses de Freud dans le domaine des maladies organiques. [.....] Sa facon de procéder partait du principe que les maladies de l’homme étaient une sorte de représentation symbolique de ses prédispositions psychologiques et que, maintes fois, leur siège, leur modèle typologique pouvait aussi bien être élucidé avec succès par les méthodes freudiennes jointes aux massages et au régime que n’importe quelle névrose d’obsession. Il se refusait à accepter la division de l’esprit et du corps en deux compartiments; pour lui c’étaient des modalités d’être différentes. Nous fabriquons nos maladies mentales et physiques de la même manière. De nos jours, cela semble un tel lieu commun que le lecteur trouvera difficile de concevoir combien cette attitude était originale quand elle fut exposée pour la première fois par Groddeck. » Lawrence Durrell. – Préface au Livre du ca. Sources: Le Site des Neurobranchés
Heinroth
Johann Christian August Heinroth (1773-1843) Heinroth est reconnu pour ses travaux en psychiatrie. Son point de vue a été décrit comme une combinaison d’anthropologie et de clérical. Il pensait en effet que l’âme dominait le corps et que ces deux derniers interagissaient de plusieurs manières.Ainsi, pour lui, les maladies mentales et somatiques sont dues à l’âme du patient. En 1818, il introduit le terme de « psychosomatique » dans la littérature médicale. Sources: Variées
Marty
Pierre Marty (1918-1993) Sources: Wikipedia Voir cet article sur La fonction maternelle selon Pierre Marty.
Rogers
Carl R. Rogers (1902-1987) Carl Rogers fut l’un des plus éminents psychologues américains de sa génération. Il avait de la nature humaine une conception peu commune à partir de laquelle il élabora une psychothérapie originale qui lui donna une vision personnelle de l’éducation. Dans l’approche rogérienne, le thérapeute se doit d’être un exemple d’authenticité pour son patient, à la fois pour éviter tout langage paradoxal et pour signifier au patient qu’il est, lui aussi, un être humain. Il doit donc y avoir correspondance exacte entre l’expérience et la prise de conscience, selon les termes de Rogers congruence (cohérence) entre le Moi-Idéal et le Moi-Vécu du thérapeute, le premier se référant aux conceptions idéales de soi, et le Moi-Vécu au… vécu. L’empathie (ou verbalisation) s’exprime par des messages verbaux et non-verbaux. Les messages verbaux consistent en la répétition ou la reformulation des éléments clés d’une problématique exprimée par un client (c’est-à-dire davantage que le seul langage phatique). Le thérapeute est capable de comprendre une situation non pas depuis son propre cadre de référence, mais depuis celui de son patient. La « chaleur » (ou considération positive, non-jugement), enfin, consiste en l’accueil inconditionnel du patient / client. La personne est acceptée telle qu’elle est, dans l’Ici et maintenant, avec le cadre de référence qui lui est propre. Une attitude humaine, chaleureuse et encourageante sont les points-clés de cette dimension. Bien plus que des concepts à appliquer, les trois dimensions rogériennes sont des savoir-être et savoir-faire pour le thérapeute ou le conseiller. Sources: Bureau international d’éducation, Wikipedia Autres liens intéressant: Le site carl-rogers.fr
Sami-Ali
Mahmoud Sami-Ali ( – ) Thérapeute, professeur émérite à l’université Paris VII, dirige actuellement le Centre international de psychosomatique (CIPS) qu’il a créé.Mahmoud Sami-Ali, d’origine égyptienne, vit et travaille à Paris. Ses activités sont multiples :il enseigne, soigne, écrit, traduit et peint. Il a publié plusieurs ouvrages qui ont trait au corps et à  l’imaginaire. Sources: CIPS
Sifneos
Peter Emanuel Sifneos (1920-2008) Professor Emeritus of Psychiatry at Harvard Medical School. Sifneos était un pionnier reconnu internationalement pour son travail en psychothérapie courte et en médecine psychosomatique. On lui doit, entre autre, la définition de l’alexithymie. Sources: Harvard Medical School
Winnicott
Donald Woods Winnicott (1896-1971) Voir sa biographie sur megapsy.com ou sur ce blog.